
Ce dimanche 1er novembre 2026 marque le 12e anniversaire du World Kobanê Day, une journée internationale consacrée à la résistance kurde contre l’organisation terroriste État islamique (Daech).
Instaurée le 1er novembre 2014, alors que la ville kurde de Kobanê, au Rojava, subissait une offensive djihadiste majeure, cette journée rend hommage aux combattants kurdes qui ont résisté durant 134 jours, notamment au sein des YPG et des YPJ, avec le soutien des peshmergas et des frappes aériennes de la coalition internationale.
La libération de Kobanê, fin janvier 2015, constitue l’un des premiers grands revers militaires de Daech et un tournant dans la lutte internationale contre le djihadisme.
Pour les Français, cette commémoration possède une signification particulière.
Quelques mois après la victoire kurde, le 13 novembre 2015, la même organisation terroriste frappait Paris et Saint-Denis, massacrant au moins 130 personnes au Bataclan, sur les terrasses parisiennes et aux abords du Stade de France.
Le terrorisme djihadiste demeure une menace majeure en France. Selon les données communiquées par le ministère de l’Intérieur en juin 2026, 51 attentats djihadistes ont été commis sur le territoire français depuis janvier 2012, provoquant 275 morts et plus de 800 blessés, tandis que 94 projets violents ont été déjoués.
Le World Kobanê Day rappelle ainsi une réalité géopolitique essentielle : les Kurdes ont affronté, les armes à la main, une organisation terroriste qui massacrait également des Européens sur leur propre sol.
La résistance de Kobanê ne représente donc pas seulement une victoire historique pour le peuple kurde. Elle appartient aussi à l’histoire des peuples indo-européens et de la lutte internationale contre le terrorisme islamique.
Douze ans après la mobilisation mondiale de 2014, cette journée rappelle les sacrifices consentis par les Kurdes du Rojava pour défendre leur population et contribuer à combattre une menace qui dépassait largement les frontières du Kurdistan.
Cet anniversaire est marqué d’une atmosphère lourde. Il y a quelques mois, le président Emmanuel Macron a trahi les forces kurdes au nom de la France et favorisé le djihadiste Ahmed al-Sharaa, actuellement au pouvoir à Damas.
Références
https://www.syriahr.com/en/387569
https://mezopotamyaajansi.com/en/ALL-NEWS/content/view/327743
https://www.senat.fr/questions/base/2025/qSEQ250404216.html