Maj 01/05/2026 : Grâce à la diplomatie grecque, Israël a renoncé à placer les participants de la dernière flotille en détention en territoire israélien. La quasi-totalité des captifs ont été débarqués en Crète.

Deux membres du comité de pilotage de la Global Sumud Flottilla : le Brésilien Thiago Avila, et le Palestinien-Espagnol Saif Abu Keshek, sont toujours retenus par Israël.


Dans la nuit du 29 au 30 avril 2026, l’armée israélienne a intercepté une vingtaine de bateaux (environ 22 selon les sources) dans les eaux internationales, à l’ouest de l’île de Crète (Grèce), soit à plusieurs centaines de kilomètres des côtes israéliennes et de Gaza.

Il ‘agit de la dernière opération « Global Sumud Flotilla ».

Israël a arraisonné les navires, endommagé les moteurs et systèmes de communication sur certains, arrêté environ 175 à 211 militants (selon les chiffres des organisateurs et du ministère israélien des Affaires étrangères) et les emmène actuellement vers Israël. Parmi eux figurent des Français (au moins 11), des Italiens, des Espagnols, etc. Les organisateurs parlent d’« enlèvement » et de « piraterie » en haute mer ; Israël affirme agir pour faire respecter le blocus et empêcher l’entrée d’armes.

Pression sur la Grèce

L’action a eu lieu dans la zone de recherche et sauvetage (SAR) dont la Grèce est responsable en Méditerranée orientale, près de la Crète. Les militants ont lancé des SOS et signalé une perte de contact avec 11 navires. Les garde-côtes grecs n’ont pas réagi (ou pas publiquement), ce qui est critiqué.

Cela met le gouvernement grec sous pression. La Grèce entretient de bonnes relations avec Israël (coopération militaire, énergie, etc.), mais l’affaire ravive les débats sur la neutralité, le droit maritime et les obligations européennes en matière de sauvetage en mer. Certains bateaux de la flottille ont d’ailleurs fui dans les eaux territoriales grecques pour échapper à l’interception.

Néanmoins, rien n’indique que la Grèce ait activement aidé Israël à arraisonner les navires (contrairement à ce que disent certains activistes). Il s’agit plutôt d’une inaction ou d’une non-intervention qui est dénoncée.