
Ce samedi 31 octobre, la troisième journée nationale de mobilisation contre la vie chère, après celles des 17 et 24 octobre, est marquée par plusieurs affrontements entre des groupes de manifestants et les forces de l’ordre, notamment à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et Rennes.
Les autorités ont déployé 70 000 policiers et gendarmes, avec l’appui d’unités spécialisées, de 26 blindés Centaure et de 15 engins lanceurs d’eau, afin de prévenir une nouvelle vague de violences et de pillages. Ministère de l’Intérieur+1
À Lyon, des affrontements ont éclaté place Jean-Macé et avenue Jean-Jaurès, où des groupes ont lancé des projectiles contre les CRS. Les policiers ont effectué plusieurs charges et utilisé des gaz lacrymogènes. Des conteneurs à verre ont également été incendiés. Six personnes avaient été interpellées lors de contrôles autour de la Presqu’île à 15h15. Le Progrès+1
À Marseille, des rassemblements non autorisés ont débouché sur des violences boulevard Chave, avec des jets de pavés et d’autres projectiles contre les forces de l’ordre, ainsi que l’installation de barricades. Les CRS ont riposté par des charges et des tirs de gaz lacrymogènes.
À Toulouse, des incidents ont éclaté lors de la dispersion d’un cortège. Des poubelles et des panneaux de chantier ont été incendiés, tandis que des individus masqués se mêlaient aux manifestants. Les CRS sont intervenus pour disperser les groupes concernés.
À Paris, la manifestation autorisée entre les portes de Bagnolet et de Charenton s’est déroulée principalement dans le calme, avant des violences à son arrivée. Des grenades lacrymogènes ont été utilisées et des interventions policières ont eu lieu lors de la dispersion.
À Rennes, après un défilé décrit comme calme par la préfecture, plusieurs centaines d’individus ont pris à partie les policiers avenue Jean-Janvier, notamment par des jets de projectiles. Les autorités ont appelé la population à éviter le secteur.
À Grenoble, des tensions ont également été rapportées près de la place Gustave-Rivet, avec une intervention policière et l’utilisation de gaz lacrymogènes.
À Nîmes, un manifestant aurait été agressé près des arènes par une dizaine d’individus vêtus de noir. Selon les premiers éléments rapportés, il aurait subi une fracture du nez et déposé plainte. Les motivations des agresseurs restent à établir.
À 14h, le ministère de l’Intérieur avait recensé 27 interpellations, contre 217 à la même heure le 24 octobre. Les 65 actions organisées dans la matinée avaient rassemblé environ 15 000 personnes, un bilan partiel ne comprenant pas l’ensemble des cortèges de l’après-midi.
Malgré ces incidents, aucun bilan faisant état de pillages massifs comparables à ceux du 17 octobre n’était confirmé vers 17h. La principale inquiétude des autorités concerne désormais la soirée d’Halloween : plusieurs appels diffusés sur les réseaux sociaux encouragent des rassemblements nocturnes, parfois accompagnés d’incitations explicites à la violence, aux destructions et aux pillages.
Des rassemblements prévus à partir de 20h ont ainsi été interdits dans plusieurs secteurs. Le ministère de l’Intérieur redoute une nouvelle dégradation de la situation pendant la nuit.
Références :
- https://www.interieur.gouv.fr/actualites/actualites-du-ministere/mobilisation-nationale-du-31-octobre-fermete-face-aux-troubles-pour-preserver-liberte-de-manifester
- https://www.leparisien.fr/societe/direct-mobilisation-du-31-octobre-nouvelle-journee-de-manifestations-dans-plusieurs-villes-lexecutif-craint-des-debordements-31-10-2026-DRJIUI3CBVHBBAGX66RVWDYPBM.php
- https://www.leprogres.fr/social/2026/10/31/mobilisation-du-31-octobre-15-000-manifestants-attendus-et-dispositif-de-securite-massif-pour-halloween-a-lyon
- https://www.midilibre.fr/2026/10/31/en-direct-manifestation-du-31-octobre-vers-un-samedi-noir-plus-de-70-000-policiers-et-gendarmes-mobilises-a-travers-la-france-pour-prevenir-les-heurts-13628569.php